ATELIERS D'ECRITURE

ECRIRE, LIRE... DE LA POÉSIE, DE LA LITTERATURE, FABRIQUER ET RELIER DES LIVRES, PARTICIPER AUX ATELIERS D'ECRITURE, VOYAGER ET ECRIRE

Affichage des articles dont le libellé est Gaz à tous les étages. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Gaz à tous les étages. Afficher tous les articles

STAGES EN BRETAGNE SUR LA COTE DES LEGENDES (29)

L'ASSOCIATION GAZ A TOUS LES ETAGES
ORGANISE DEUX STAGES

DU 2 AU 9 AOUT 2014


UN ATELIER D'ÉCRITURE

ET/OU

UN ATELIER DE THÉÂTRE / MISE EN VOIX


THEME COMMUN / UNE QUESTION DE SOUFFLE
Prendre le large / chercher le rythme / trouver la cadence/


OU ? Au Menez Ham, petit hameau de goémoniers au toit de chaume, face à la mer dans un site sauvage protégé du Finistère (commune de Kerlouan). Très exactement à l'emplacement de la célèbre petite maison de pierre prise dans les rochers qui symbolise la Bretagne dans l'imaginaire colllectif.

QUAND ? Arrivée sur place et installation le samedi 2 août, début des ateliers le dimanche 3 août. Fin des ateliers, le jeudi avec présentation de l'atelier théâtre en fin de journée. Chantier personnel ou sortie le vendredi. Départ samedi 9 dans la matinée.

COMMENT ?
De la géographie du littoral à sa géographie intime : écrire ou dire avec son souffle comme avec le ressac, jouer ses traces dans le sable, provoquer l’effacement pour mieux revenir à l'assaut
Ecrire ou dire en bonne compagnie avec de grands poetes ou écrivains
Pierre-Jakez Helias, Fernando Pessoa, Kenneth White,  Patrick Chamoiseau...

AVEC QUI ?
Gwenaëlle Leprat, journaliste et auteur, anime des ateliers d'écriture nomades depuis 10 ans. Les propositions s'appuient sur des textes littéraires, des légendes, des chansons, pour lancer les participants dans l'écriture. Au moment des lectures, l'écoute des participants est bienveillante et suscite un temps d'échange pour caractériser la petite musique de chacun.

Chloé Lavalette, normalienne, comédienne et metteuse en scène est aussi passionnée de littérature et de poésie que de théâtre. Mâcher les mots, découvrir son souffle, caractériser la parole, libérer le corps qui parle, se mettre à l'écoute du sens et des autres, tels sont les outils du comédien que nous essaierons d'aborder à l'atelier théâtre / mise en voix.  Pour amener les participants à lire ou dire des textes, à les donner en partage avec leur présence, leur intime et leur singularité.


Participation à l’atelier d’écriture :
5 ateliers en matinée de 10 à 13 heures 210€
Participation à l'atelier de théâtre :
5 ateliers de l'après-midi, de 14h30 à 17h30, et scène le 7 en soirée, 160 €
Adhésion à l'association pour les nouveaux venus 15€
Possibilité de régler en plusieurs fois.



Frais d'hébergement :
Chambre indépendante, en solo 560€ (80€/jour) / à deux 280/pers
Chambre à quatre lits :  210€ /pers
Chambre dortoir à six lits : 160€ / pers

Cuisine disponible sur place. Possibilité de prendre un repas à l'auberge voisine (16,50€ le menu du soir sur place ou à emporter, 12€ le kig ar farz à emporter). Crêperie à 600m.

Aux alentours, balades contées, initiation à la danse bretonne...
Office de tourisme Place des 3 Piliers- 29260 Lesneven
02 29 61 13 60 www.tourisme-lesneven-cotedeslegendes.fr

.............................................................. (à imprimer)

BON D'INSCRIPTION

Je m'inscris au stage d'été de l'association
Gaz A Tous les Etages, au Menez Ham
(Ménéham en français / commune de Kerlouan / Bretagne)
du 2 août au 9 août 2014.

Nom :
Prénom :
Adresse :

Tél. fixe :                                Mobile :                          Courriel :


Je participerai :
A l'atelier d'écriture                             oui                non

A l'atelier théâtre / mise en voix          oui                non

Pour l'hébergement, je choisis :

une chambre solo                
un lit en chambre de deux personnes      oui            non
un lit dans la chambre de 4 personnes    oui            non
un lit dans le dortoir de 6 personnes       oui            non

Je souhaite réserver pour bénéficier d'un repas sur deux préparé à l'auberge
                                                              oui               non

Ci-joint un chèque d'arrhes de 50% de la somme correspondant au montant du stage et de l'hébergement choisis
par chèque à l'ordre de l'association G.A.T.E. (Gaz à tous les étages).
Solde à adresser avant le 15 juillet.

A...............,  le ......................


Signature

















Les ateliers d'écriture reprennent en octobre pour la saison 2013-2014.

Ecrire pour... s'ébrouer, se dégourdir l'esprit, exprimer son rapport au monde, aux autres, emprunter de nouvelles pistes, se surprendre soi-même, découvrir des textes, laisser place à son imaginaire...

Avec moi, Gwenaelle Leprat, auteur, journaliste et accompagnatrice en écriture depuis plus de dix ans.
...
Rendez-vous pour les inscriptions au Forum des associations de Maurecourt, où se tiennent les ateliers réguliers, ou d'Andrésy où l'association est installée.

Nous organisons deux ateliers à l'année à raison de deux séances par mois, hors vacances scolaires :

Soit le jeudi, de 19h30 à 21h30
Soit le samedi, de 15 h à 18h

Inscriptions à l'atelier du jeudi
348€ pour l'année (18 séances), soit 116€ le trimestre
Plus 15€ d'adhésion à l'association

Inscriptions à l'atelier du samedi
468€ pour l'année (18 séances), soit 156€ le trimestre
Plus 15€ d'adhésion à l'association.
si les pré-inscriptions se confirment, l'atelier du samedi semble complet.

Association Gaz a tous les étages (G.A.T.E.)
Renseignement 06 16 77 23 43 à partir de samedi 7 septembre

STAGE "Ecrire les chemins" 2012


Atelier d'écriture

STAGE "Ecrire les chemins"


Causse du Larzac

Gaz à tous les étages revient
sur le Causse du Larzac méridionnal
avec un atelier animé par Mireille Pinault
du vendredi 24 au dimanche 26 août 2012

Le temps d’un long week-end, soyez chemineaux, pèlerins, voyageurs de tous poils, explorateurs d’ici et d’ailleurs.


EN PLEINE
NATURE, À 60 KMS DE MONTPELLIER

La Vacquerie-Saint-Martin*, village des Hauts Cantons de l'Hérault, se situe entre Le Cirque de Navacelles, Saint-Guilhem-le-Désert et Lodève, à 60 km au nord de Montpellier. Dolmens, voies romaines, cités hospitalières et templières portent la trace de l'homme depuis la Préhistoire. Genévriers et buis peuplent la steppe entre les rochers ruiniformes. De loin en loin vallées et canyons creusent cet antique territoire de passages où le soir venu, dans les effluves de thym et de lavande, se retrouvent les troupeaux venus boire aux lavognes. Un environnement propice aux marcheurs, mais aussi aux voyageurs de l'imaginaire. Un lieu où démarrer des vacances, ou bien encore les finir en beauté.
" Et c’est justement cette possibilité, ce risque toujours encouru de se retrouver sur un embranchement inattendu, qui pousse à écrire comme à voyager. Il n’y a pas de voyages ni de livres valables hors de cette perspective : la possibilité qu’après, tout soit à repenser … "L’écriture de l’ailleurs », Albéric d’Hardivilliers, Ed. Transboréal











LA CONVIVIALITÉ D'UNE AUBERGE DE CAMPAGNE

L'atelier sera à nouveau accueilli à l'Auberge des Causses par Véronique Barascut. Il se déroulera dans la salle voûtée du refuge du Club alpin français et dans la nature. Possibilité de dormir à l'auberge ou dans l'un des dortoirs du gîte (quatre à douze places). Options et tarifs "chambre" ou "dortoir" sur document joint à titre d'information. Arrhes à libeller à l'ordre de l’"Auberge des Causses" (40% du prix). Vous pouvez nous envoyer le règlement de réservation en même temps que celui de l'atelier, nous nous chargerons de le leur adresser par envoi groupé. Pour info, Véronique nous a également concocté des formules repas ou panier pique-nique.
www.aubergedescausses.com











PARTICIPATION AU STAGE

Du vendredi 24 août, 10 heures, au dimanche 26 août, 13 heures.
Participation :
150€ (cinq ateliers, soit 15 heures).

Modalités :
1/3 d’arrhes à l’inscription, à l’ordre de "Gaz à
tous les étages", soit 50€ pour les adhérents et 65€ pour les nouveaux
venus. Le solde est à nous faire parvenir avant le 14 juillet.

Possibilité d'échelonner le paiement pour ceux qui ont un budget serré,
n'hésitez pas à nous contacter.
Adhésion à l’association pour les nouveaux venus : 15€

BULLETIN D'INSCRIPTION à retourner à : Gaz à tous les étages - association loi 1901 –
59 bis, avenue du général Leclerc, 78570Andrésy -

M.Mme.Mlle : ………………………………………………………………………………………………………………….
Adresse :…………………………………………………………………………………………………………………………
Mail :……………………………………………………………………………………………………………………………...
Tel :………………………………………………………………………………………………………………………………..
Adhérent à G.A.T.E : …………………… Nouvel adhérent :……………………………………………............
Participera au stage "Ecrire sur les chemins " du 24 au 26 août à la Vacquerie : …………………….
Type d'hébergement souhaité :………………………………………………………………………………………….
Montant versé en arrhes :…………………………………………………………………………………………………

ATELIERS D'ÉCRITURE et D'EXPRESSION PICTURALE DANS LE GERS


du  LUNDI 23 JUILLET

au VENDREDI 27 JUILLET 2012


Où ?
dans une maison familiale, le Clos de la plume, à Solomiac, au cœur de la Toscane française, entre Auch, Montauban et Toulouse.

Quand ?
du lundi 23 juillet 10h (atelier d'écriture) ou 14h (atelier expression picturale) au vendredi 27 juillet à midi ou fin d’après-midi selon l'atelier. 

L'arrivée est souhaitée au plus tard la veille au soir pour démarrer tranquillement lundi matin.

Combien de temps ?
cinq ateliers de trois heures en demi-journée. L'atelier d'écriture et atelier d’expression picturale alternent, l’un en matinée, l’autre l’après midi et le lendemain l’inverse, afin de mieux profiter de la lumière et des paysages des alentours. Le premier est animé par Mireille Pinault, le second par Hélène Bletton. Bien sûr, il est possible de participer aux deux ateliers.

L'ATELIER D'ÉCRITURE
« Ecrire sur ses racines »
Écrire à partir de propositions en solo, à plusieurs mains, en épisodes, à flot continu. Sur le papier se souvenir, inventer, recréer à sa guise des itinéraires, en prose, en rimes….Familles, lignées, paysages, visages, territoires, images quittés, perdus, retrouvés, rêvés, transmis... Les temps d’écriture sont ponctués de pause lecture de textes d’auteurs et de mise en commun des textes écrits par les participants.
Participation à l'atelier : 150 euros (plus 15€ d'adhésion à l'association GATE pour les nouveaux).(*)

L'ATELIER D'EXPRESSION PICTURALE vous accueille dans la remise et son nouveau décor.

« Osez le geste de peindre »
Objectifs : s’aventurer dans le désir de créer, expérimenter les techniques et les matériaux, produire des œuvres.
 Contenu : exploration du geste, des supports (carton, papier, toile, bois…), des média (acrylique, gouache, aquarelle, encre, pastel, pigments…), des outils (pinceaux, couteaux, brosses, éponges….) travail pratique sur sa propre production
Participation à l'atelier : 180 euros (matériel fourni)(*).

HEBERGEMENT
Plusieurs options sont possibles pour dormir : chambres d'hôtes et camping à la ferme sur la commune de Solomiac ou d’autres hébergements dans les environs. Les repas du midi seront pris en commun au Clos de la Plume (participation à prévoir en sus), le soir, repas libre, plusieurs restaurants dans le village et alentours, base de loisirs avec piscine…. (*) possibilité d'échelonner le paiement. N'hésitez pas à nous contacter.
Renseignements : Pour l'atelier de peinture : Hélène Bletton 06 83 53 52 50  helene.bletton@hotmail.fr

Pour l'atelier d'écriture : Mireille Pinault 06 85 54 56 29  mireille.pinault@wanadoo.fr Association GATE  http://gazatouslesetages.blogspot.com/

SOLOMIAC (Gers)
Au Clos de la plume
Atelier de peinture : 
Hélène Bletton 06 83 53 52 50   helene.bletton@hotmail.fr
Atelier d'écriture : Mireille Pinault 06 85 54 56 29  mireille.pinault@wanadoo.fr
Association GATE  : 01 39 27 02 14 http://gazatouslesetages.blogspot.com

PROGRAMME DES ATELIERS D'ECRITURE

Rendez-vous à l’abri des tracas du quotidien pour faire vivre son désir d’écrire

Ateliers d’écriture

Pourquoi faire ?
Pour créer, s’amuser, régler ses comptes avec l’écriture, se familiariser avec les différents genres littéraires (poésie, nouvelle, dialogue, conte…) ou écrire plus souvent en bonne compagnie...
Pour qui ?
Tous ceux qui aiment lire, que taquine l’envie d’écrire. Sans avoir à se soucier de ses blocages éventuels ou du jugement des autres.
Comment ?
A partir de propositions d’écriture communes dans un temps donné, puis de lectures et d’échanges sans a priori sur les textes. Soit deux à trois heures, en petit groupe, dans un cadre bucolique pour se donner le temps parce qu’on le mérite bien !
Groupe de 12 personnes maximum
Ou ?

59 bis, rue du général Leclerc,
78 570 ANDRÉSY
Tél.: 01 39 27 02 14 - mail: gwen.leprat@neuf.fr
RER A >Cergy, station Conflans Fin d’Oise (30 minutes de Châtelet)

Ateliers d’écriture
Portes ouvertes à Andrésy.
L’occasion de poser toutes les questions à propos des ateliers et de notre pratique...


Ateliers de graphisme
Création d’objets peints, Livre-objet, coffrets, carnets peints et reliés...
Organisés à la demande, les stage s’adressent à un groupe de quatre personnes maximum.
Participation : 90 euros - 3 jours - dates à convenir

Compagnons d’écriture
Lectures, expositions une rencontre chaque trimestre
Une rencontre conviviale pour rencontrer des auteurs, découvrir les créations graphiques, et lire les textes inédits des compagnons d’écriture, élaborés à partir de propositions données un mois avant la rencontre. Participation libre pour les adhérents

Adhésion à l’association GATE, 15 euros.

Lire ou afficher son texte, découvrir celui des autres, en parler ensemble dans le respect des différences.

Intervenants
Gwenaëlle Leprat coordonne les ateliers d’écriture, et les anime tout comme Michèle Cléach, Mireille Pinault , également issues de la formation Aleph Écriture.
Christian Lavalette graveur, éditeur conçoit et publie les livres de Gaz à tous les étages, il donne des cours de reliure et d'édition. (voir les livres publiés)
Nouveaux "morceaux choisis"
Voici quelques textes donnés à lire par leur auteur parmi leur production d'atelier.
Certains nous les livrent tels quels, d'autres -selon leur habitude- les ont retravaillés après la séance!


Bonne lecture...


-----
ENDORMISSEMENT
L’endormissement est le moment le plus périlleux de toute la journée. Il me faut saisir l’instant fugace où les yeux se ferment, le livre s’échappe des mains entrouvertes et plonger tout droit dans le sommeil. Je peux répéter cette gymnastique à plusieurs reprises, fermer, ouvrir la lumière, plonger encore. Tout manquement à ce rituel aussi futile soit-il est catastrophique. Les tisanes du soir, les petites douceurs à laisser fondre sous la langue ne sont que cautère sur jambe de bois.

Surtout ne pas penser. Ne pas me laisser frôler par le moindre début de commencement de conscience. Sinon, c’est le basculement inévitable dans le monde des démons que j’arrive vaille que vaille à mater tout au long de la journée. Pas le moindre chant de rossignol, c’est l'abîme assuré.

« Entends-tu le chant du rossignol ? » lui ai-je dit dans la nuit étoilée des vignobles de Cadillac

Françoise ©

-------------------
DÉFINITIONS
La vie c’est comme un fer à repasser tour à tour brûlante, tiède, bouillonnante, elle fait des faux plis irréparables et puis elle tombe en panne définitivement d’un coup sec.
-----
L’amour est comme un port de pêche avec le temps il s’étiole puis meurt abandonné tout couvert de rouille.
-----
L’homme est comme une autoroute quand on l’essaie au début on le trouve super, puis peu à peu on se lasse et enfin on s’endort.
-----
L’ennui est comme une libellule, il ne fait que passer et s’envole avant qu’on aie eu le temps de compter toutes ses ailes.
-----
La femme est comme une chouette, l’effraie, non plutôt la hulotte ou l’harfang, non encore un petit effort, la femme est une chouette Athéna, la femme c’est la sagesse même !
-----
L’écriture est comme une venelle. Au début, on ne sait pas où l’on va, on hésite à avancer, on a des effarouchements de demoiselle, puis on ose un mot, un autre, on se laisse embarquer. Parfois, on se heurte à une impasse, l’atterrissage est douloureux, mais si l’on persévère et surtout si l’on est chanceux on peut s’envoler très haut dans le ciel et alors on oublie tout.
-----
L’enfant est comme une balançoire, son chemin est imprévisible, en haut, en bas, toujours plus haut, plus vite, plus beau. Quelquefois, il tombe et on démonte la balançoire devenue inutile.

Françoise ©

-----
VIRGINIA
L’air est lourd de ces parfums d’été qui courbent peu à peu tes épaules. Tu vas lentement et je sais le galbe de tes longues jambes sous le velours de ta jupe qui frôle les graviers.
Tu regardes devant toi. Maintenant, tu es loin de ta maison et tes pas s’accélèrent, ils deviennent plus légers. Tu quittes le sentier et retires tes chaussures. En te suivant, j’essaie de me rapprocher au plus près de tes sensations.
L’herbe est sèche, rugueuse, mais cela n’a pas l’air de te gêner. Une colline boisée barre l’horizon. Tu avances toujours du même pas égal, tu tends la main droite vers une forme invisible, est-ce le marionnettiste qui te conduit là où tu dois aller ?
Tu m’as donné le goût d’apprendre à voir ce qui se cache derrière les apparences et « celui d’effacer les souffrances en rassemblant les morceaux disjoints »(1). Je suis toi. Tu écrases l’herbe drue dont la pointe se relève vite pour blesser la peau de mes pieds nus comme elle a dû aussi blesser la tienne. Tu n’es plus qu’une force qui va et ma douleur n’est rien en comparaison de celle dont tu n’as pu faire le deuil.

Tu évites la forêt, tu la contournes par la gauche, tu préfères l’étendue plate de ce champ ensoleillé. Te souviens-tu? «Ce bel après-midi, les champs vernis, comme de la laque, s’étendaient au soleil. Une charrette, un cheval, une bande de corneilles, tout ce qui se mouvait dans cette étendue semblait baigner dans de l’or»(2).
Tu t’arrêtes et ma rêverie s’accroche à la tienne devant la fraîche ondulation des collines du Sussex, la vie s’écoule harmonieusement dans ce moment de paix que tu aimes tant. Tu reprends ton allure altière, tu te déplaces avec une grâce nonchalante, comme un souffle, flottant presqu’au dessus du sol.
Tu es ‘l’ange égaré’, tel que tu le fus toujours. Tu as jeté tes chaussures. Tu ramasses toutes les pierres que tu trouves, tu en compares la taille et gardes les plus grosses que tu mets dans tes poches. Tu chantes, un merle te répond et puis, c’est toute la forêt qui au loin fait écho.
Mais peut-être, n’as tu pas chanté, peut-être la forêt n’a-t-elle pas répondu en écho à ta voix. Il t’a fallu plus d’un demi-siècle pour résumer ta vie en cet instant, pour que tu viennes, par ce détour, jusqu’ici, au bord de l’Ouse, ta rivière bien aimée, dont l’onde ourle à présent ta jupe. Dans l’étendue liquide de son lit baigné d’or, tu te roules avec délice, comme roulent dans ta tête tes aïeux morts. Prise dans le va-et-vient des vaguelettes, tu es l’enfant bercé par ta mère retrouvée, tu te laisses glisser dans le ventre maternel sous la surface de l’eau qu’agite un frisson de mousse en décrivant des cercles.
Les oiseaux se sont tus dans la cime des arbres dont l’ombre se voûte en toit de cathédrale.
Ainsi, ne voulant plus sortir du lit de la belle Ouse, tu as fermé les yeux devant tant de beauté, tu t’y es endormie à jamais.
« Que votre dernier regard soit pour tout ce qui est beau ! » Disais- tu.
Virginia, t’en - souviens – tu ?

(1) Journal de 1915 à 1941 de Virginia Woolf
(2) Les Vagues de Virginia Woolf

Marie-José Svadchii
© (juin 2010)

-----------------------------

SOMMEIL INNACHEVÉ
Je suis endormi, en plein songe, un songe insoupçonnable, pour qui, de l'extérieur, de l'autre monde, de l'autre histoire, m'observerait ainsi, blotti sous mes couvertures. C'est un rêve très simple, du moins visuellement (si je puis dire) : un livre aux pages vierges recueille un par un des caractères en minuscule caroline qui dans l'ordre s'assemblent en mots pour former des phrases. Pendant ce temps d'assemblage soumis à la loi de la linéarité de l'écriture, mon âme, elle, est dans un tel état d'omniscience, que je peux saisir, déjà, le livre qui en sera l'achèvement dans toute son essence, toutes les significations qu'il comprendra il les lui a déjà confiées. Mais les mots ne s'inscrivent qu'à un rythme lent sur les pages, qui se tournent docilement, en toute indépendance, et accueillent de nouveaux signes, infiniment...

Mon esprit fasciné et inquiet cherche à faire autrement pour coucher les mots, il voudrait tous les faire apparaître d'un coup et boucler le récit avec tous les sens qu'il contient et tous les effets et les transports qu'il produit (et dont cette étrange part de moi est consciente sans le moindre vertige) en un mouvement de paupière. Il faudrait être magicien... mais je suis déjà un magicien puisque le rêve m'a livré ce pouvoir. Ce pouvoir, m'habite t-il ? Ou est ce moi qui suis logé chez lui ?

Un signe indécelable provoque alors une imperceptible éruption solaire dans l'univers insondable du sommeil et vient m'avertir : si je ne parviens pas à clore l'histoire sur le papier, avant le réveil, et avec l'encre dont je dispose, sans tricher, je sais que tout se volatilisera, mon chef d’œuvre sera anéanti, je dois résister à mes penchants pour l'urgence, conserver mon calme, aller au bout. Noircir des pages, noircir des pages, rester naturel, rien d'anormal ne se passe, faisons comme si de rien n'était, je ne ponds pas un ouvrage éternel, je me prépare juste un sandwich au thon, je dois relativiser, rester à distance, loin, loin, loin. Rester laborieux et endormi, ne pas y penser, ne pas y penser... ne pas...
J'ouvre les yeux.

Thomas Taiclet ©
Ce texte a été conçu en atelier d'écriture le 17 novembre 2011, l'écriture était tout à fait libre autour des dix mots de la Semaine de la langue française et de la Francophonie, proposés en 2012 sous l'intitulé "Dis-moi dix mots qui te racontent" : autrement, caractère, chez, confier, âme, naturel, penchant, songe, histoire, transports.

-------------------------------
DOS D’ESCLAVE
Dans l’alcôve d’une belle galère, secouées par le
Désir impensable du rivage, entre les bouées de
sauvetage et les embruns désaltérants.
.....Dans l’immense étendue de ton dos, je transpire
L’effort du fouet mêlé à l’expédient et au stupre ; dans
La pénombre de ton dos, je dois transcrire l’essentiel de
La couleur pourpre ; sur les bords ondulés de ton der-
Rière je m’inquiète des turbulences combinées du maître,
Du commerce et de l’huile de pacotille.
.....Laisse-moi grafigner longtemps tes omoplates somptuaires
...et outremer. Quand j’observe ton dos d’estampe japonaise
et cambré, il me semble que je triture des souvenirs.


Claude Madina ©
à partir d’un extrait « Petits Poèmes en prose » de BAUDELAIRE

-------------

POURTANT CE N'EST PAS BEAUCOUP

Tu n'as que 13 ans
Petit bonhomme
Tu défiles sur la place grouillante.
Ils t'ont attrappé, meurtri, tué.
Et ta mère a récupéré ton corps défiguré.
13 ans, c'est déjà assez vieux pour être torturé
13 ans pourtant ce n'est pas beaucoup.

Tu n'as que 5 ans
Mon petit bout
La mine t'avale, te fait peur, t'use pour quelques pesos.
Tu n'as que 5 ans, c'est assez pour servir de bête de somme.
5 ans, c'est assez vieux pour ne plus rêver
5 ans pourtant ce n'est pas beaucoup.

Tu n'as que 8 ans
Ma petite fille
On te marie, te force et ton époux t'enchaîne chacun de tes jours.
Tu n'as que 8 ans, c'est assez pour savoir qu'être fille est une malédiction.
8 ans, c'est assez vieux pour ne plus rien espérer
8 ans pourtant ce n'est pas beaucoup.

Tu n'as que 17 ans
Ma jolie
Tu sers de monnaie d'échange, ils t'appellent "la chèvre".
Les clients t'usent, te frappent, te nient.
Tu n'as que 17 ans, c'est assez pour ne plus croire en l'amour
17 ans, c'est assez vieux pour subir sans fin
17 ans pourtant ce n'est pas beaucoup.

Tu n'as que 22 ans
Mon gaillard
Tu fuies la guerre, les massacres, les mensonges, le carnage.
Pourtant tu l'aimes ce pays, c'est le tien. Mais il te faut le quitter.
Tu n'as que 22 ans et tu connais l'arrachement.
22 ans, c'est assez vieux pour pleurer en exil
22 ans pourtant ce n'est pas beaucoup.

Tu n'as que 19 ans
Ma belle
Tu l'as vu, ton coeur a frémi, il t'a souri.
Sacrilège, il n'est pas de ton clan.
Tu n'as que 19 ans, c'est assez pour payer une honte imaginaire.
19 ans, c'est assez vieux pour crier sous l'acide
19 ans pourtant ce n'est pas beaucoup.

Tu n'as que 23 ans
Ma douce
Vous vous êtes aimés mais n'en aviez pas le droit.
Il te faut être châtiée: l'amour ne peut gagner. Qelle idée!
Tu n'as que 23 ans, c'est assez pour disparaître.
23 ans, c'est assez vieux pour mourir sous les pierres
23 ans pourtant ce n'est pas beaucoup.

Pendant ce temps, ils sont présidents, chefs de clan, notables à plus de 70 ans.
Ils mènent le monde, décident, sans regarder plus loin que le bout de leur nez.
Malades, séniles, pansus, sans doute, sans vergogne
Plus de 70 ans
Et ce n'est pas assez vieux pour laisser la place.



Elisabeth Roche ©
ATELIER DU 18 JUIN 2011


-------------
ACROSTICHES DE MOTS

Quand je mets à vos pieds un éternel hommage
Voulez-vous qu'un instant je change de visage ?
Vous avez capturé les sentiments d'un cœur
Que pour vous adorer forma le Créateur.
Je vous chéris, amour, et ma plume en délire
Couche sur le papier ce que je n'ose dire.
Avec soin, de mes vers lisez les premiers mots
Vous saurez quel remède apporter à mes maux.

La réponse :
Cette insigne faveur que votre cœur réclame
Nuit à ma renommée et répugne à mon âme.
Ou :
Cette insigne faveur que votre cœur réclame
Nuit peut être à l'honneur mais répond à ma flamme.

Pas signé ©


BRICOLAGE DU JEUDI
Ce hangar qui appartenait à ma grand-mère était accolé à une remise à foin et à paille. Quelques souris s’y cachaient car le chat rôdait souvent dans les parages. Dans ce hangar il y avait un établi avec un étau et de nombreux outils, des planches de bois, des morceaux de ferraille et un tas d’autres objets magiques pour un bricoleur en herbe. Les adultes ont une grande passion pour garder des vieilleries qui pourraient servir un jour, le jour où les poules auront des dents.
Aujourd’hui c’est jeudi, pas d’école et presque tous les jeudis, une mission de la plus haute importance m’attend. Déjà il faut trouver le double mètre pliant jaune afin de prendre les bonnes mesures, indispensables à l’exécution de l’ouvrage final, les bonnes mesures. Je sais où se trouvent les petites planchettes qui me sont nécessaires, c’est moi qui m’occupe de constituer le stock. Tout d’abord, bien fixer la planchette dans l’étau sans trop serrer pour ne pas écraser le bois, ensuite avec l’équerre, réaliser des coupes à 45° aux deux extrémités. Quatre planchettes vont former un cadre qu’il faudra liaisonner avec de petits tasseaux cloués
méticuleusement pour ne pas faire éclater le bois. Grand-mère dit toujours que pour ce genre de travail, point n’est besoin d’un bois de grande qualité. C’est plutôt du bois récupéré. A la campagne, on ne gaspille pas. Pour finir, découpage d’un grillage en fil de fer à petites mailles, dans lequel on peut quand même passer le doigt. La fixation du grillage sur le cadre s’effectue à l’aide de clous recourbés sans tête. Il faut en mettre suffisamment pour bien tendre le grillage sans déformer le cadre, tout un art pour un jeune garçon comme moi.
Ensuite je vais montrer mon ouvrage à grand-mère qui me dit généralement : « C’est bien mon petit, je vais venir t’aider à le poser ». Quand elle arrive, je prends l’arrache-clou pour ôter l’ancien cadre. Elle tire dessus avec moi et très vite on remet le neuf en place. En cinq minutes l’opération est terminée. Il ne reste plus qu’à clouer l’ensemble sur le devant de la cage à lapins. Mais oui! Car il faut que je vous dise que les lapins avec leurs dents rongent le bois ou le grillage et avec le nombre de clapiers, presque tous les jeudis il faut remplacer un cadre. Pour moi ça n’est pas une corvée car je les aime bien les lapins de grand-mère, parfois même je leur parle quand je sais que l’heure du civet approche.

G.Commandeur ©
(06-12-2011)


POURTANT CE N'EST PAS BEAUCOUP

Tu n'as que 13 ans
Petit bonhomme
Tu défiles sur la place grouillante.
Ils t'ont attrappé, meurtri, tué.
Et ta mère a récupéré ton corps défiguré.
13 ans, c'est déjà assez vieux pour être torturé
13 ans pourtant ce n'est pas beaucoup.

Tu n'as que 5 ans
Mon petit bout
La mine t'avale, te fait peur, t'use pour quelques pesos.
Tu n'as que 5 ans, c'est assez pour servir de bête de somme.
5 ans, c'est assez vieux pour ne plus rêver
5 ans pourtant ce n'est pas beaucoup.

Tu n'as que 8 ans
Ma petite fille
On te marie, te force et ton époux t'enchaîne chacun de tes jours.
Tu n'as que 8 ans, c'est assez pour savoir qu'être fille est une malédiction.
8 ans, c'est assez vieux pour ne plus rien espérer
8 ans pourtant ce n'est pas beaucoup.

Tu n'as que 17 ans
Ma jolie
Tu sers de monnaie d'échange, ils t'appellent "la chèvre".
Les clients t'usent, te frappent, te nient.
Tu n'as que 17 ans, c'est assez pour ne plus croire en l'amour
17 ans, c'est assez vieux pour subir sans fin
17 ans pourtant ce n'est pas beaucoup.

Tu n'as que 22 ans
Mon gaillard
Tu fuies la guerre, les massacres, les mensonges, le carnage.
Pourtant tu l'aimes ce pays, c'est le tien. Mais il te faut le quitter.
Tu n'as que 22 ans et tu connais l'arrachement.
22 ans, c'est assez vieux pour pleurer en exil
22 ans pourtant ce n'est pas beaucoup.

Tu n'as que 19 ans
Ma belle
Tu l'as vu, ton coeur a frémi, il t'a souri.
Sacrilège, il n'est pas de ton clan.
Tu n'as que 19 ans, c'est assez pour payer une honte imaginaire.
19 ans, c'est assez vieux pour crier sous l'acide
19 ans pourtant ce n'est pas beaucoup.

Tu n'as que 23 ans
Ma douce
Vous vous êtes aimés mais n'en aviez pas le droit.
Il te faut être châtiée: l'amour ne peut gagner. Qelle idée!
Tu n'as que 23 ans, c'est assez pour disparaître.
23 ans, c'est assez vieux pour mourir sous les pierres
23 ans pourtant ce n'est pas beaucoup.

Pendant ce temps, ils sont présidents, chefs de clan, notables à plus de 70 ans.
Ils mènent le monde, décident, sans regarder plus loin que le bout de leur nez.
Malades, séniles, pansus, sans doute, sans vergogne
Plus de 70 ans
Et ce n'est pas assez vieux pour laisser la place.


Elisabeth Roche
ATELIER DU 18 JUIN 2011

NON
Vous en voulez encore ?
Non, non. C'est trop.
Vraiment ?
Oui,oui, Ce serait de la gourmandise.
Une toute petite part, alors?
Non, non ! J'ai repris du poids. Ca se voit ?
Mais non.
-----------------
Dites non au oui plutôt que oui au non.
-----------------
T'en veux un autre dans ta gueule d'empaffé ?
Non, non, ça ira.
-----------------
Vous savez qu'il est revenu ?
Non ?
Si ! Et avec une grosse valise en plus !
Non !
Et pas vide, sa valise !
Non !
Avec sa sœur dans sa valise !
Non ! Sa soeur ????
Enfin une partie de sa sœur !
Non ! Une partie de sa sœur ??
Vous voulez savoir quelle partie?
Non !
-----------------
Quand je dis non, c'est non ! Tu as compris ?
Non.
-----------------
Il y a des nons qui veulent dire oui. Mais il y a aussi des ouis qui veulent dire non. Et donc, dire un non qui veut dire oui, et que ce oui veut lui-même dire non, alors le premier non veut dire non.
-----------------
Non! Non ! Mille fois non !! Jamais de la vie ! Au fait, c'était quoi la question ?
-----------------
Tu ne vas pas me dire que tu ne m'as pas dit non, non ?
Non.
-----------------
Tu veux ?
Non.
Tu ne veux vraiment pas ?
Non.
Alors j'arrête.
T'es vraiment trop con toi! C'est pas parce que je dis non que tu dois arrêter !!!

Gilles Thouroude
Décembre 2011

OUI OU NON ?!
Ce matin là, Paul se réveilla. Changé. Transformé. Transfiguré. Quelle étrange chimie avait agi sur son âme? Était-ce magie? Sortilège? Enchantement? Miracle? Peu importe, se disait-il en contemplant le plafond de sa chambre. A partir d'aujourd'hui, à partir de cet instant même et pour la première fois de son existence, il serait l'homme du NON! Comme il regrettait de ne pas avoir appris le russe! Il était sûr que l'homme du NON dans la langue des tsars, cela sonnait mieux! Il ferma un instant les yeux. Il lui semblait que toutes les cohortes de ses renoncements ignobles s'engloutissaient dans des ténèbres d'où émergeait le glaive impérial du Non. Déjà il s'imaginait ceint de ce glaive du Non (il avait hésité un moment à le nommer glaive nonique avant d'abandonner cette idée, l'expression pourtant forte claquait de façon peu harmonieuse à ses oreilles). Son âme sanglotait de bonheur en apercevant tous ces Nons prometteurs qui avançaient en masse compacte et fière, si fière, dans les steppes rougeoyantes de sa vie. Ne lui restait que le choix du premier Non qu'il allait prononcer, ou plutôt hurler ! Oui hurler tel le loup blanc de Sibérie qui sent sa proie toute proche! A quel misérable allait s'adresser ce Non ? Quel ventre immonde aurait l'honneur d'être percé par le glaive du Non ? Son choix se fixa très vite. Sa belle-mère bien sûr ! Avant de la clouer au pied de son trône, chouette de malheur, il lui parlerait comme elle lui parlait! Même plus : il lui parlerait comme son chien lui parlait quand il rentrait le soir et qu'il essayait de pousser sournoisement l'animal afin de lui dérober des croquettes. Après, l'ordre de passage était moins précis. Trop de visages de moujiks abrutis se bousculaient à ses pieds. Des collègues jaloux de son allure de barine, de la famille trop proche dans l'isba enfumée, de la hiérarchie au knout insolent, des camarades d'associations vaguement culturelles ravagés par la vodka, des femmes trop jeunes galopant dans la toundra. C'est bercé par ces flots de Nons slaves qu'il s'endormit. Et lorsqu'il se réveilla le lendemain, c'est l'homme du oui qui clignait des yeux sous la lumière d'un été finissant.

Gilles Thouroude
Décembre 2011
SORTIE IN SITU À PARIS


Plein Gaz... à tous les étages
À la Bibliothèque Forney

Mercredi 25 janvier, rendez-vous à 16h50
Impossible pour nous de manquer un événement baptisé... Gaz à tous les étages!
Mireille Pinault vous y emmène pour un atelier d'écriture nomade
Plongez avec elle dans la vie quotidienne des parisiens de la Belle Epoque,
complètement chamboulés par l'arrivée de cette nouvelle énergie
qui suscitera chez vous des textes tout à fait inattendus...
"Gaz à tous les étages : la naissance du confort"
L’exposition organisée dans la magnifique bâtisse de la bibliothèque Forney, à deux pas de la Seine, raconte l’aventure du Gaz en France, à travers des affiches, des maquettes, des objets domestiques magnifiques. Elle s’attache surtout à reconstituer des intérieurs de logements et d’ateliers… de la période 1850-1920. De quoi se laisser charmer par l’ambiance, les formes, les couleurs, inspirer les plumes et prendre des notes avant d'aller écrire à côté au bistrot.

PROGRAMME DU MERCREDI 25 JANVIER :
Rendez-vous à 16h50 dans la cour de la Bibliothèque Forney, Hôtel de Sens, 1 rue du Figuier, 75004 Paris. M° St Paul (ligne 1) ou Pont-Marie (ligne 7), parking Pont-Marie, rue de l'Hôtel de Ville.
Visite de l’exposition à 17h.
Au bout de 3/4 d’heure nous migrerons à moins de 300m, au RIVOLUX qui accepte de nous accueillir.
Atelier d’écriture au bistrot Rivolux, de 18h à 20h.
16, rue de Rivoli, Paris 75004 - Tél.: 01 48 04 57 82.
Libre à ceux qui veulent partager un souper de poursuivre en bonne compagnie

PARTICIPATION :
 15€ pour les adhérents, (comprenant l'entrée à l’expo) ; 20€ pour les non-adhérents.
INSCRIPTION :
Association des ateliers d'écriture GATE :
Gwenaëlle Leprat 06 16 77 23 43 ou Mireille Pinault 06 85 54 56 29

STAGES ET ATELIERS Saison 2011-2012



Les ateliers Gaz à tous les étages à la Maison des Arts de Maurecourt :
Le jeudi de 19h à 22 h (ou de 19 à 21 h)
-les 6 et 20 octobre
-les 3 et 17 novembre
-les 1er et 15 décembre


Voici comme prévu les dates de nos ateliers du 2eme trimestre :
les jeudis
- 5 et 19 janvier
- 2 et 9 février
- 8 et 15 mars

et pour le 3eme trimestre :

- 5 et 12 avril
- 3 et 24 mai
- 14 et 21 juin

les vacances scolaires expliquent les dates assez rapprochées...

Voici les dates de l'autre groupe : (aussi pour ceux qui ont des séances à récupérer)
- les samedis
- 14 et 28 janvier
- 4 et 11 février
- 17 et 24 ou 31 mars


Adhésion à l’association Gaz à Tous les Étages 15€ en sus

Journées «découverte» ou «à thèmes»
Écriture «in situ», une fois par trimestre
Association Gaz à tous les étages
siège : 59 bis rue du gal Leclerc à Andrésy (78)
Tél. 01 39 27 02 14 - 06 16 77 23 43

RENDEZ-VOUS D'ÉCRITURE "IN SITU" (suite)

à la galerie d'arts africains NAST À PARIS  
(suite avec trois ou quatre photos)





le mardi 14 décembre à 19 heures (précises)  - 10, rue d'Alger, Paris (1er)
Animation des temps d'écriture et de lecture in situ, Gwenaëlle Leprat
Avec Jean-Claude et Francis Réveillaud, érudits et accueillants galeristes.


Sur inscription au 01 39 27 02 14 ou 06 16 77 23 43 ou par mail : artelier@neuf.fr




Mardi 14 décembre à 19 heures (précises)
10, rue d'Alger, Paris (1er)

Métro Tuileries - ligne 1- (50 mètres),
ou
parking place du Marché St Honoré (100 mètres).


http://www.nastaparis.com

Michaux, Desnos, Luca, Eluard, Rilke...

Nouvel ouvrage réalisé avec des poèmes d'Eluard, Rilke, Luca et Desnos. J'ai illustré ce livre de plusieurs dessins qui m'ont été inspirés par les poèmes présentés.
L'ouvrage mesure 42 cm par 15, il est relié carton marouflé de toile et de papier noir feutré. Les illustrations sont réalisées sur papier Arches 185g. Une gravure lino sera présentée avec chacun des livres sur Johannot 240g.


Poèmes choisis - Christian Lavalette - 2010
 L'étoile de mer - Robert Desnos
  Prendre corps - Ghérasim Luca

Immaculée conception de Paul Eluard et André Breton (extrait)

"Aiglun" relié par Pénélope Guidoni, relieuse d'art.




Edité également sous reliure d’art par Pénélope Guidoni, relieuse d’art, qui présentera ce travail au prochain Salon International de reliure 2010 en Belgique. Travail superbe !
































Aiglun du nom d'un petit village de montagne a été écrit en hommage
à deux hommes admirables.
5 photos illustrent le poème dont les mots content l'histoire de l'un d'eux : Paul

A Armand et Paul
Christian Lavalette et Gwenaëlle Leprat
- - -

Dans ta conscience en vrille un être luminescent
celui qui lentement dans le temps dénervé
signe de son approche ton regard lavé
flanqué là à l'ubac contre ses bêtes fumantes
sa pipe est le foyer où nulle femme jamais

dans les nœuds de sa main
l’honneur d’avoir vengé

une mère moquée
diabolique au pied bot

qui osait traverser
d’un pas trop assuré

l’eau tumultueuse
du creux de la vallée

à l’ombre des barreaux
quinze ans à ressasser

adieu le pont maudit
la rive des oliviers

invaincu il est là
droit debout sous la cime

aussi sec et tanné
que d’Aiglun le cyprès

caressant de ses doigts
un tabac parfumé

à te parler à toi
d’homme à homme en patois

de cerfs de bois de feu
de montagnes en mouvement

sous le dard des faucons
par l’écume fascinés

jusqu’à ce que chavirent
le passé et l’avenir

denrées incandescentes
dont fier il se contente

et d’où sourd un présent
immobile et intense

Gwenaëlle Leprat


Livre au format 21x21 imprimé sur papier Arches 185g pur coton
55 euros - Commande clav@neuf.fr